Dialogue social du mercredi 30 janvier 2019

Il s’agissait d’une première réunion avec le nouveau directeur départemental et les organisations syndicales avec un échange assez courtois, mais classique sur le besoin de travailler et construire ensemble. L’avenir nous le dira sur les possibilités d’ouvertures que notre nouvelle direction départementale nous offrira lors des échanges sur les dossiers à venir.

De nombreuses questions étaient à l’ordre du jour, dont une grande partie avaient déjà été évoquées au cours des réunions précédentes et devaient amener un certains nombre de groupes de travail, afin d’élaborer des propositions lors des prochains Comités Techniques, Commissions Administratives Paritaires et Comités d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail.

Pour en citer que quelques-uns :

  • Modification de l’article N° 170 sur le temps de garde dépassé.
  • Evolution de l’article N° 146 concernant les sapeurs-pompiers logés.
  • Modification du parcours qualifiant, afin de l’adapter au sur-quota de sous-officiers validé en 2018 (60 % de l’effectif), notamment pour les fonctions des SOG.
  • L’avenir des opérateurs des PATS du CTA-CODIS et leur intégration ou pas en tant que SPP, différentes pistes seront étudiées avec bien évidemment la prise en considération du desiderata de chacun.

Un des gros dossiers à venir reste la modification du règlement opérationnel, ce qui finalisera en partie la refonte du SDACR 2018-2023. Les organisations syndicales seront partie prenante dans les différents groupes de réflexion, avec pour objectif une proposition d’une nouvelle mouture avant la rentrée scolaire 2019 au plus tard.

Les échanges ont tourné aussi et surtout sur le CSP de Vitry-le-François, avec ses problèmes de maintien des effectifs la nuit et certains jours fériés, où seuls les pompiers volontaires sont de garde. Le manque de SPV et de leur disponibilité amène plusieurs réflexions, afin de maintenir la réponse opérationnelle prévue par le règlement opérationnel.

L’augmentation de 5 SPP supplémentaires à partir du 22 février 2019 ne résoudra pas le problème, car leur garde de 12 heures sont programmées le jour de 7h00 à 19h00. Il s’agit là d’une disposition permettant au SOG de rester posté et ne plus partir en intervention laissant seul le stationnaire..

Toujours pour le CSP de Vitry-le-François, les travaux prévus ont été chiffrés à près de 8 millions d’euros, ce qui dépasse largement le budget alloué et initialement doté de 3,5 millions d’euros. Plusieurs solutions ont été évoquées avec également la possibilité d’acquérir un nouveau terrain sur lequel un centre de secours neuf pourrait voir le jour, mais cela reste actuellement que des propositions.

Le problème se retrouve également pour le CSP de Châlons-en-Champagne où les travaux initialement prévus étaient évalués à 5,5 millions d’euros, et estimés réellement aujourd’hui à près de 10 millions d’euros. Nous avons proposé un moratoire, afin de réfléchir également avec l’ensemble du personnel à la faisabilité d’une nouvelle construction d’un centre de secours à proximité du projet de la nouvelle école départementale au quartier Corbineau près de l’hôpital (1).

En effet, les rénovations coûtent chères et sont parfois décevantes au point de vue des attentes des agents. Le CSP de Châlons va fêter ses 40 ans prochainement, et cela pèse de plus en lourd au niveau de l’adaptabilité des locaux.

Plusieurs avantages pourraient faire la différence sur une construction neuve, par exemple le partage de plateau de manoeuvre, du terrain de sport et du gymnase, des locaux de remisage, des bureaux, … sans compter que cela amènerait aussi une présence en continue sur le site de l’école départementale qui pourrait se retrouver bien isolé la nuit, les week-ends et jours fériés. Cependant, un inconvénient peut peser sur la balance, les délais de réalisation risques de s’allonger d’un ou deux an.

 1) Présentation des lieux en vidéo : https://www.youtube.com/watch?reload=9&v=5syIl4TF2Kg

Flashcode Quartier Corbineau

La Formation sous Statut Volontaire (FSV) permet aux formateurs pompiers professionnels qui le souhaitent, d’effectuer des actions de formation uniquement aux volontaires en étant payé en vacations et sans que cela soit décompté du temps de présence annuel limité au maximum à 2256 heures/an. Cette opportunité qu’offre le SDIS va en contradiction directe avec les textes européens, amène des abus et ne permet pas de préserver l’intégrité physique des agents. Un rappel a été fait en ce sens accompagné d’une demande de revalorisation de la majoration du temps de travail des formateurs, à la fois pour reconnaître le travail effectué en amont et aval de chaque formation (actuellement seulement 10 heures comptées pour 8 heures de stage effectuées) et également pour favoriser l’augmentation du nombre de formateurs.

Dans un autre domaine, il a été décidé que certaines fiches de postes des PATS vont être revisitées, afin qu’elles correspondent au travail réellement effectué ainsi qu’à l’IFSE qui en découle.

Il a été évoqué bien évidemment les promotions au grade de caporal-chef, de sergent et d’adjudant, mais  ces dossiers seront vus beaucoup plus en détail lors des réunions préparatoires de CAP C SPP. Il faut toutefois rappeler que c’est la dernière année de la période transitoire, dès 2020 de nouvelles règles de nominations remplaceront le protocole d’accord signé entre les organisations syndicales représentatives de cette époque et la direction (CGT-FO-CGC). C’est pourquoi nous souhaitons que l’ensemble du personnel amène des propositions auprès des représentants CGT locaux, nous permettant de mieux appréhender ce changement  d’appréciation. La réflexion porte sur le grade de caporal-chef et la suppression du plafond à 14 % des caporaux nommables et des adjudants pour les tableaux d’avancement, et aussi des sergents pour la liste d’aptitude départementale du SDIS de la Marne.

Nous avons terminé par la demande de prise en charge partielle des repas pour les sapeurs-pompiers volontaires de garde dans les CSP au même titre que l’ensemble des agents du SDIS, comme cela avait été évoqué il y a quelques années avec l’ancien président du CASDIS, mais qui n’étaient que de belles paroles, d’autant plus qu’à ce jour seuls les SPV du CSP Vitry-le-Francois bénéficie de cet avantage.

La prochaine réunion de dialogue social est prévue le 2 avril 2019.


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