Plus de 10 heures de réunion pour… rien !

C’est le triste constat que l’on peut faire après les nombreuses heures de dialogue social et du dernier Comité Technique et cela sans compter les heures de préparation, de discussion et de débat, pour en finalité, constater qu’aucune des revendications portées par le personnel n’a été entendue.

C’est le retour de la sombre période où les dossiers étaient ficelés à l’avance et que le seul moyen d’expression que le personnel avait pour se faire réellement entendre, était de se mettre en grève et de manifester aux quatre coins du département. Mais comment faire autrement face à une direction sourde et obtuse ?

La liste d’aptitude de nomination des sergents ne comptera que 8 postes pour les agents en équipe et 1 autre pour un agent ayant des fonctions administratives.

Inacceptable recul sur le nombre de postes annoncés qui était au début de 10 pour les agents en équipe. Quant aux nominations hors quotas, il appartient à la direction de nommer autant d’agents qu’ils le souhaitent. Ceci tout en gardant à l’esprit que pour être titulaire du grade, ils doivent tous obtenir les unités de valeurs de chef d’agrès en opérations diverses (DIV2) et en secourisme (SAP2), au risque de se voir dégrader au bout de la période de stage allant de 1 à 2 ans.

Nous travaillons depuis des années pour limiter la casse de la réforme de la filière que nous ne voulions pas, mais nous constatons que le syndicat Avenir Secours représenté essentiellement par des chefs de centres ou des adjoints n’ont pas ce même objectif. Alors qu’ils nous parlent du bien être au travail, à la cohésion au sein de leur centre, à l’esprit d’équipe… ils travaillent en sous-marin pour créer des divisions entre les agents, prône le retour de la concurrence malsaine, afin d’avoir une cour de sujets asservis à leur bon vouloir. Ils clament défendre la “méritocratie” contre la “médiocratie”, on vous laisse seuls juges de leur état d’esprit et du respect qu’ils ont envers leurs subordonnés

Malgré que la CGT et FO ont fait front sur ce dossier lors du dernier Comité technique, Avenirs Secours s’est rangée auprès de la direction et a collaboré pour faire basculer le rapport de force. Le “syndicat” Avenirs Secours en votant pour le rapport présenté par la direction sur l’avancement des sergents et adjudants a validé la suppression de 2 postes de sergents.

C’est d’autant plus regrettable que s’ils avaient suivi notre vote, la direction aurait été obligée de présenter à nouveau ce rapport sous les 30 jours, ce qui nous aurait laissé plus de temps pour continuer à négocier.

Mais si aujourd’hui ils ont le droit de vote, c’est qu’ils ont obtenu un siège lors des dernières élections professionnelles et l’on ne peut que regretter cet état de fait. Nous espérons que cela fera réfléchir l’ensemble du personnel pour les prochaines élections de fin d’année !

La Commission Administrative Paritaire du 8 février 2018 ne sera de ce fait qu’une chambre d’enregistrement, où les dés sont déjà jetés. S’il fallait encore une preuve que les revendications du personnel se gagnent uniquement dans la rue, nous l’avons eu une fois de plus !

Il est regrettable également de voir des élus du collège employeur qui accompagnent sans prendre en compte l’importance des revendications portées par les représentants du personnel. On ne peut être que déçu de leur comportement d’accompagnement à l’aveugle.

Nous réaffirmons que l’avancement des agents est un bien non seulement pour ceux qui voient ici une reconnaissance de leur investissement au sein du SDIS, mais c’est aussi une véritable nécessité pour le fonctionnement du service et notamment pour un partage plus équitable du travail. Mais il faut avoir cette nuance à l’esprit et ne pas se figer sur l’impact financier ou autres aberrations entendues lors des nombreuses réunions, dont la refonte du SDACR qui ne changera absolument rien !

Les représentants du personnel de la CGT se posent aujourd’hui très sérieusement la question de l’utilité de participer à toutes ces réunions de dialogue social. Nous avons la nette impression que notre présence ne sert uniquement à la direction que pour se vanter et parfois fanfaronner d’avoir des échanges réguliers et de bonnes relations avec les organisations syndicales.

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