Réunion en préfecture, avertissement sans frais !

Le jeudi 21 juillet 2011

Frédéric FOUGERE et Mario SANTIN, représentants de la CGT du SDIS de la Marne, ont été reçus mardi 19 juillet dernier à 14h30 par le directeur de cabinet du préfet de la Marne, M. KACI Rachid.

Cette réunion était devenue nécessaire aux vues des nombreux dossiers portant sur les manquements concernant l’hygiène et autres abus décisionnels de notre direction.

Les dossiers suivants ont été abordés :

1) Les opérations de longues durées avec les relèves de 12 heures, ce sujet a été à l’origine de nombreuses altercations entre la hiérarchie et les intervenants lors du feu de l’incinérateur de Reims. Nous avons dénoncé la dangerosité de cette initiative malheureuse et le mécontentement des agents qui faisaient auparavant des relèves d’environ 6 heures, soit la moitié. Depuis toujours, la pénibilité des travaux de longues extinctions ou de déblai était prise en compte et des pratiques de bon sens amenaient la sollicitation des agents sur des durées raisonnables. Le directeur de cabinet a souhaité que cette expérience ne se reproduise plus.

2) Les engagés volontaires au service civique sont exploités et les postes qu’ils occupent sont des emplois de pompiers professionnels déguisés. Nous avons écrit au Préfet pour dénoncer cet état de fait le 7 avril dernier, depuis pas de réponse. Nous attendons maintenant un juste retour sur les véritables raisons pour lesquelles ce type de contrat a été créé. De plus, nous avons évoqué le mutisme de l’agence départementale chargée de suivre ces contrats et d’en vérifier les clauses pour éviter les abus. Il faut savoir que c’est l’association de l’Union Départementale des Sapeurs-Pompiers de la Marne qui a eu l’autorisation de réaliser les contrats et que par un tour de passe-passe les jeunes contractuels se retrouvent en garde postée dans les CSP. Il faut admettre que tout cela n’est pas très sain ! La direction du SDIS et celle de l’UDSPM ont-ils accepté de part et d’autre des compromissions ?

3) Les travaux des locaux et surtout ceux des cuisines ont fait l’objet d’un dossier photos que nous avons remis à M. KACI afin qu’il puisse constater de l’état des chantiers en cours. Nous avons évoqué la lenteur de l’évolution des travaux avec des contretemps qui obligent les agents à camper dans des cuisines inadaptées, aussi bien pour cuisiner que pour y manger. Nous avons sollicité la prise en charge des futurs travaux par un maître d’œuvre ou un architecte afin d’éviter ces déconvenues. La réfection de la cuisine du CSP de Châlons ne doit pas faire l’objet de tels ratages.

4) La mise en place de la chaine de commandement aboutie à la création d’un poste de gradé de jour, ce qui est une aberration du point de vu réglementaire et législatif. Il n’existe nulle part dans les textes ce rôle qu’ils veulent mettre en place. La CGT du SDIS de la Meuse a trainé sa direction au tribunal administratif pour ces mêmes raisons et elle a gagné le procès. C’est pourquoi nous avons demandé que le préfet ne cautionne pas cette imposture et qu’il n’appose pas sa signature lorsque le dossier passera dans le règlement opérationnel.

5) Nous sommes revenus sur la sécurisation du CSP Reims Witry et les bâtiments du personnel logé. Les travaux ont abouti concernant le CSP, mais pour les logements beaucoup reste à faire. Le préfet précédent, M. MOISSELIN Gérard, en avait fait une priorité. Il serait donc temps que le dossier soit repris pour achever la sécurisation.

6) L’absence de locaux pour remiser les VSAV amène un risque infectieux important et les gaz d’échappement des camions stationnés à proximité provoquent le déclenchement du détecteur CO des sacs de l’avant. Le transport de victimes dans de telles conditions est inacceptable et indigne d’un SDIS dont l’assistance à personne est statistiquement la première de ses missions. Depuis de nombreuses années nous évoquons ce danger et nous souhaitons que le réaménagement des remises soit fait afin que les protocoles de désinfection servent réellement à quelque chose.

7) Pour finir nous avons évoqué le SDACR et la disparition de la notion de délai de départ et d’arrivée sur les lieux. En effet, un nouveau concept est né et l’on peut lire sur le document les mots suivants : « dans un délai raisonnable ». Mais derrière ces mots, il y a des incidences graves pour les victimes, les biens et la notion de prompt secours. Ils utilisent ces termes en valeur ajustable pour éviter la création d’embauches réellement nécessaires au bon fonctionnement du SDIS. C’est une fois de plus une attaque sur le service public qui n’a de raisons d’être que par le manque de moyens et une fâcheuse habitude de vouloir fonctionner sans financement adapté.

Le directeur de cabinet nous a affirmé qu’un rapport complet sera fait au préfet et une réponse écrite nous sera transmise.

Pour information le colonel Colin, directeur départemental du SDIS 51, était présent… ou presque, car il était très occupé à envoyer sans cesse des SMS. Des messages d’ailleurs qui n’avaient certainement aucun lien avec notre réunion, mais on peut toujours espérer au moins qu’ils en avaient avec le service. Pour la bonne tenue et le suivi de nos futures réunions, nous proposerons que les forfaits des téléphones portables de la direction ne soient plus avec l’option SMS illimités.

Ceci dit, vous pouvez nous faire confiance pour suivre attentivement et sérieusement l’ensemble de ces dossiers dans les semaines à venir.

 

Bonnes vacances

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